… 2014 : 69 épreuves en douze jours, 5,5 millions d'euros distribués, 179 153 inscriptions...
… 2015 : 83 tournois, plus de 5,5 millions d'euros distribués, et plus de 180 000 inscriptions au total …
… 2016 : Presque 7,5 millions d’euros distribués au cours de 91 tournois [ndlr : et près de 280.000 participants]
… 2017 : 120 tournois, 11 millions d'euros garantis (un record absolu).
Le bilan 2017 des Winamax Series est tardivement mais finalement paru, et s’il ne passe pas sous silence les difficultés rencontrés par cette dernière édition, il se veut pour le moins très positif dans un exercice de communication qui n’est pas simple. Décryptage et analyse de la dix-huitième saison.
Episode 1 - Plus de 11.4 millions d’euros distribués

Du jamais-vu pour des Series Winamax : en janvier, avec un de 67.825€, « les membres de notre pôle chargé de la programmation des MTT ont déjà tiré un trait sur leurs vacances d'été », écrivait Flegmatic. Ils ne sont pas prêts d’en reprendre cette année non plus.
Au rang des satisfactions relevées par la room, les Championship sont plombés par les deux versions en variantes dont le 8 Game qui ne devrait pas être reconduit : avec une garantie de 50K€, Winamax doit débourser 15.000€. Le 5 Game ne perd, lui, « que » 4.500€. Bilan comptable global des dix Championship ? 10.000€ de profit, soit un Retour sur investissement plus que limité au vu des buyin en jeu.
Les Monster Stack ont effectivment été très performants hormis le Marathon Event mal calibré de 10K€, tout comme les Events Rebuy. Pour ces derniers, au nombre de huit dont trois au format Deglingos, les garanties sont couvertes de 25% en moyenne.
Episode 2 - Million Event : un marathon incontournable

Bien entendu, il faut prendre en compte les 400 tickets comme à l’accoutumée. Ce sont donc 60.000€ à la charge de l’opérateur, faisant passer l’Event d’un centre de profit (10K€ net) à une ligne de coût d’environ 50.000€.
Winamax souffre vraisemblablement de son hyper activité du premier trimestre, avec un premier Million Event en janvier, puis l’enchainement de Main Event spéciaux : 500.000€ Gtd début février, 200.000€ Gtd à Buyin soldé à 50€ dans la foulée.
Episode 3 - High Five et Colossus : petits buy-ins, gros gagnants

Winamax avait non seulement survitaminé ses Colossus en multipliant les Day 1 par trois par rapport à Avril 2016, mais avait également misé sur une hausse de fréquentation de 6.5% sur le 10€ (Event #10 en 2016), et break even sur le 30€ comparé à l’event #33 de 2016 programmé en milieu de Winamax Series. C’est l’inverse qui s’est produit, avec une baisse de 20% à périmètre constant sur les deux tournois. A noter que les qualifiers lancés en urgence sur les deux derniers jours de ces tournois ont permis de générer 325 entrées à 30€, 1.450 à 10€ et un overlay global de plus de 5.000€ à ajouter au coût net de 230.000€. Il faut d’ailleurs saluer le comportement de la room, qui aurait pu ajouter des Day 1 comme d'autres ont pu le faire par le passé. Winamax a montré qu’elle respectait ses joueurs en assumant jusqu’au bout. A bon entendeur, …
Deux tournois monumentaux qui ont sans doute été victimes du succès du petit nouveau, le High Five au buyin de 5€. Il a détourné une partie du field du Colossus 10€, et présente l’intérêt d’un taux de re-entry plus élevé (23%) que ses homologues. C’est clairement la bonne idée de ces Series, un des plus profitables pour la room (20.000€ net) et le seul des sept tournois Flight de la quinzaine qui atteint sa garantie. L’Event #46 à 100€ parvient à réaliser un revenu net positif, tandis que le Starter déçoit : Winamax avait senti le coup, abaissant la garanti de 12% par rapport à l’édition de janvier. Même avec le naming du tournoi, la fréquentation s’effondre 24% en trois mois et coûte près de 25.000€ à la room.
Episode 4 – XVIIIe édition : Petit et Grand format

L’Omaha reste cantonné au second rôle, comptant dix petits tournois dont le Big Omaha en mode Flight et un Highroller 1.000€. Pourtant la variante plaît, tous les tournois hormis le flight, ont généré un profit (+17,3K€), atteignant quasi tous leurs garanties. Avec un taux de re-entry exceptionnel de 37%, de dix points supérieur à son homologue en No Limit, il réalise tout de même près de 40% du chiffre de ce dernier.
Le No Limit Holdem pèse donc 85% des Winamax Series, majoritairement en 6-handed (51% des tournois), alors que moins d’un tiers des tournois se sont joués en Full Ring. Dans les formats annexes, le Mix Max a mieux fonctionné en fin de Series qu’au début, concurrencé par d’autres formats, notamment flights. Les formats courts ont été performants, Monster Stack (#39) et 300€ (#21) en tête. Clean sheet enfin pour les Events Heads Up qui couvrent largement mais sûrement des garanties évidemment réduites (4,5% à 35%).
Avec une moyenne de moins de deux heures de jeu, le format Deglingos se révèle lucratif pour Winamax : aucun overlay brut, une couverture supérieure à 23% de moyenne sur la dizaine de tournois joués.
Episode 5 – Le nerf de la guerre

Ce sont bien sûr les Colossus qui ont définitivement entériné le verdict final, mais même au-delà de ces deux cas, la première semaine toujours porteuse n’a jamais dépassé les 12K€ de profit, avec un samedi particulièrement catastrophique puisque Winamax perd même de l’argent ce soir-là.
Cette dix-huitième édition des Winamax Series s’achève même sur un bilan comptable global déficitaire. Légèrement certes, mais déficitaire d’environ 5.000€. La room a également financé 400 tickets Main Event pour une valeur de 60K€, et a surtout déprogrammé bon nombre de ses tournois, plus qu’à l’accoutumée, pour essayer de limiter les dégâts en voyant la tournure que prenait l’affaire. Le manque à gagner qui s’ajoute est conséquent : A période équivalente sur le mois de mars, la Fièvre n’a ainsi pas rapporté 30K€ de revenu net, le Cocktail s’est arrêté de couler à flots (10K), l’Afterwork a pris des congés (15K), …
Episode 6 – Epilogue

Dans les pistes à explorer pour cette future saison, les Monster Stack devraient monter en grade, tout comme le format Re-entry, aujourd'hui limité à un par tournoi, jusqu’au premier Event Surprise du 02 Avril de cette dernière édition pour la première fois en re-entry illimité à l'image de Pokerstars. L’extension à d’autres Events, notamment aux Colossus et autres Flights serait la garantie de pouvoir limiter le nombre de Day 1 : c'est probablement la durée entre le premier d’entre eux et le Day 2 qui ont freiné bon nombre de joueurs cette fois. Pokerstars s’était essayé au Flight à rallonge (5€) mais avait arrêté les frais devant les mauvais résultats. Autre piste en la matière : des Day 1 Turbo en fin de soirée pour compléter le dispositif ?
Si les variantes restent appréciées, elle ne touche qu’un nombre très limité de joueurs. La prochaine édition en comprendra probablement le minimum syndical, mais elles auraient plus leur place sur un événement dédié à ces différents types de poker. Winamax pourrait alors proposer des tournois à plus forte garantie pour tenir son objectif d'une promesse supérieure à la concurrence.
Enfin, la nuit est enfin assez peu utilisée, mais l’introduction de Late Show Events pourrait permettre de muscler le casting. Et pourquoi pas même des Morning Events.
Rendez-vous sur vos écrans de jeu le 03 ou le 10 Septembre pour découvrir la nouvelle saison.
soxav